L’impro c’est bon

 
Écrire est une belle chose, surtout lorsqu’on y grave notre bonheur. On se remémore de bons souvenirs, et une sensation de bien-être physique et mental nous envahi. C’est ça, la santé. Depuis mon dernier billet, qu’est-ce que j’ai fait? Beaucoup de choses! La travail, l’implication et le plein air aussi, bien sûr, aussi souvent que possible, même si j’ai fait un peu moins de course cette hiver. Durant la saison froide, mon temps est plutôt concentré sur le fatbike, le kite, le ski de fond, le télémark, et même la marche. 

 
Du bonheur à chaque fois, remplir mes poumons de fraicheur (parfois 32 degré sous zéro), d’odeur des montagnes et du bon air salin. C’est ça la vie quand tu habites dans une carte postale!Maintenant, je pense avoir repris mon rythme habituel de course. Le printemps est bien là: de beaux rayons de soleil, de la pluie, le brumeux et le « venteux », de la vase…des conditions pour un galopeux comme moi!007 11Au printemps, les coulées reprennent vie à plusieurs endroits,  j’adore les écouter, les regarder et remplir mes bouteilles de toutes ces bonnes sources.

 
Souvent, sur mes nombreux parcours improvisés, du nouveau s’offre à moi . J’entend les pic-bois qui s’activent au loin, ce qui fait travailler mon imagination. Ils me jouent du tam-tam pour m’encourager? Non, c’est plutôt un code morse entre eux? Toc, Toc! Le galopeux vient de passer! Toc, toc! Oui, ici aussi, il est habillé en vert et noir ce matin! Toc, toc! Il vient de passer par ici et s’est frappé la tête contre une branche de sapin. Toc, toc! Il se penche et ramasse sa casquette et ses lunettes que la branche a essayé de garder avec elle. 

009 9Bon! Du côté de ma saison 2017? Événements sportifs et implication bénévole! 

  • G100, une course de 86km sur 3 jours;
  • RIG, bien-sûr, le raid d’aventure de 3 jours en équipes de 2 en septembre;
  • Festival des rameurs, 33km à ramer sur la magnifique Baie en août;
Pour ce qui est de l’aventure prévue en Uruguay, on remet l’événement. Ça m’attriste un peu, mais bon!

Côté implication communautaire, le circuit des Galopeux (BDCAS) où j’en suis à ma 7ième édition sur le comité avec une très belle gang de bénévoles, le projet IMPACT où on forme des ados à la RC R en avril , la belle gang du  Marathon Baie-des-Chaleurs avec plus de 2000 coureurs en juin, la traversée en baleinière Charlo-Carleton et le Championnat Fire Championship en août. Mes réalisations et mes objectifs, ce sont tous des choses que je trouve enrichissantes. Dans la vie, on parle de l’effet papillon: de petits gestes et de petits efforts peuvent avoir de grands résultats au bout de la ligne. Et c’est ce qui compte. Merci à mes 2 filles pour tous vos encouragements, a vous tous , à Louis Lessard et Léa Beauchesne pour votre reportage, et un merci à Salomon pour le confort de vos équipements. Ma dernière semaine de mer et de montagne, c’est 166km de trail running  ( 45,51,6,52,12, km) et 64km de fatbike sur la beach, comme on dit ici. (Le fatbike, c’est comme mon Perrier citron, ça passe l’acidité de la course!)Comme à l’habitude, tout est improvisé, sans aucune pression, et le temps n’a aucune importance. Au contraire, plus on est dehors, plus la vie est belle.                     

Gaston , le galopeux  xx
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La liberté est juste en ouvrant la porte de chez-moi

Après un mal de dent réglé et bien des sorties (duo trail running  22 km suivi de Fatbike km du bord de mer , mon implication dans le circuit des Galopeux et la présentation de Trail in motion (Courir pour la vie 04 ), me voila dû pour une longue sortie. Juste à y penser, je partirais sur le champ, mais demain matin très tôt sera l’idéal.

Le levé se fait à 4 h. Non mais, je ne suis pas pour rester au lit quand la montagne m’appelle! Wouhou !! Aussitôt levé, pourquoi pas y aller! La liberté est juste en ouvrant la porte extérieure de chez-moi, je prépare ma sortie solo et donc une  pleine autonomie sans assistance.

C’est sur de la bonne musique, un bon latté avec deux bon œufs fromage pour  le présent et pour le futur, des patates que j’apporterai dans ma course. Dans ma mijoteuse, soigneusement préparés, plein de légumes et de viande  ce qui va être très apprécié à mon retour.

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Dans mon sac de course, 1 sandwich, 3 patates coupées, des barres tendres maison, un petit lait au choco et électrolytes.

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Mes 2 seuls points d’eau en montagne sont au 11 km et 16 km en allant, donc à mon retour j’en aurai besoin aussi. Une gestion que j’aime bien faire et prévoir, ça allonge le plaisir et ça fait rêvasser…

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6h. Hop! Au premier pas dehors , une grande respiration pour la liberté! Il fait encore noir, et le  sourire bien accroché, j’essaie d’aller doucement, mais mes jambes ne sont pas du même avis: c’est à coup de  grandes foulées que j’atteints le  sommet de la montagne, tout en passant sur la terre de mon grand-père, Joseph( Nac ). J’ai une pensée pour lui, pour mes parents et amis partis trop vite. Allez, gang, suivez-moi, on s’en va en virée une! 😊 Me voila rendu sur mon bèlvédère top 3   d’où je vois mon village natal et une des plus belle baie du monde.

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Un calme y rêgne, une odeur d’automne délicieuse, je ferme les yeux et d’un soupir profond je me dis « merci la vie de cette liberté et de cette richesse si près de chez moi. » Partir courir une vingtaine de km au nord en solo, c’est s’ouvrir intérieurement à un bien-être unique.

Chaque pas est un plaisir, la sensation du sol, les bruits qu’on y entend et, surtout, le fait de courir  sans trop se faire souffrir ou vouloir battre un temps qui ne sert vraiment pas à grand chose, si ce n’est que de perdre du temps passé dans cette nature. Je compte bien en profiter, ça a bien meilleur goût!

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Rendu à un peu plus de 29 km , je me dis qu’avec mon retour à la maison, ça me ferait un total 58 km. Le goût de continuer plus loin me trotte dans les idées, mais il est plus sage de prendre la direction sud. Je n’ai pas rempli mes bouteilles d’eau encore, et coté bouffe ça va, ma gestion se passe très bien. Un retour un peu plus descendant, un ciel couvert, toutes les feuilles sont tombées les paysages  en noir et blanc sont magnifiques et uniques, le retour se fait trop vite et je voudrais vivre ce beau moment le plus longtemps possible.

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J’ai une mijoteuse qui m’attend, j’en sens l’odeur d’ici, quelques chevreuils et perdrix  rendent ces endroit sauvages attirants, des journées que l’on voudrait qu’elles ne finissent jamais.

Au loin, ma maison; en arrière plan, la baie. J’aurais bien continué cette belle course si paisible intérieurement. On reste accroché à cette dopamine naturelle du plein air, mais ce fut quand même un beau parcours de 59 km et 1,980 m . d. + ( 27 ) et, surtout, sans trop de mal.

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 Je rêve déjà à la prochaine sortie et surtout je n’oublie pas de vivre, vivre cette vie de   » bum  » de la nature que je suis!

Ultra-Trail du Bout du Monde: La rage de course l’emporte sur la rage de dent !

La préparation à un événement est toujours agréable: souliers, veste
d’hydratation, parcours…Mais quand un mal de dent s’invite à partir
du jeudi et que la course est le samedi, ça change la donne.

 

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Aller à l’Ultra trail du bout du monde,   c’est se rendre où se
marient une belle forêt et le golf St-Laurent et, si on est chanceux,
on entend les baleines quand on est sur le bord des falaises qui
bordent la mer, situées sur la pointe de la Gaspésie. C’est « au
boute »,  comme on dit souvent aux touristes!

Le vendredi matin, après avoir passé une nuit à essayer toutes les
grimaces et à changer de position sans que le mal de dents ne passe,
je me rends compte que c’est sérieux, donc je décide d’appeler ma
dentiste pour trouver un remède à cet indésirable. Armé
d’anti-inflammatoires et d’antibiotiques, d’un bon pharmacien et des
conseils précieux de celui-ci et de ma dentiste, je sens déjà que ça
va mieux. Des gens de New Richmond bien appréciés, l’effet papillon de
petite chose positive, c’est toujours bon!

Allez, go, direction Parc Forillon. Je prends immédiatement 1
anti-inflammatoire et 1 antibiotique, mais l’effet ne sera pas là tout
de suite, donc ça élance pas mal fort! On lâche pas, la vue sur le
Parc Forillon à partir de Gaspé est toujours aussi belle, je me dis
« demain, je te tape ça d’un bout à l’autre, yeah! »

Arrivé sur le site à Grande-Grave,  je retrouve les gens de
l’organisation et les mordus du trail. Le soir arrivé, j’aime bien le
luxe, mais le camping avec du froid, j’adore, et on apprécie ce que
l’on a après, donc je décide de passer la nuit dans un secteur
tranquille dans ma tente huttopia à moi, mon camion.

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Avec un sac de couchage, une petite couche de linge, une belle fraicheur et
bien sur une belle vue sur les étoiles. D’ailleurs, avec ce mal de
dents qui ne m’a pas lâché encore, tout en fixant les étoiles dans la
nuit, je me disais dans mon intérieur, je sais pas c’est qui ma bonne
étoile dans la gang là-haut, mais si tu pouvais me faire une faveur et
m’enlever ce mal de dents, ça serait pas mal!

Le jour J arrivé, je me lève à 5h, les yeux encore collés un peu, et
on nous amène, à 6h, par autobus au Lac Rivière-au-Renard où a lieu le
départ. Roxane, l’organisatrice, et les gens de la Sépaq nous
attendent pour nous donner les consignes du parcours. Lorsque le
responsable de Parc Canada parle, il y a un silence et un sérieux fou. Il
nous mentionne qu’il y a des orignaux et des ours noirs et de ce qu’il
faut faire en cas de rencontre avec eux. Le silence est à son maximum,
puis il enchaîne avec « il y a de la boue pas mal, sur certaines
sections, et pas mal de racines ». Je le regarde d’un air sérieux, mais
à la blague, je lui dis -comme si j’étais tout démonté par l’affaire –
 » Vous n’avez pas coupé les racines? Quoi? » Vous auriez dû voir son
visage! Et là, tout le monde est parti à rire, on voit que le fun
vient de commencer!

On peu apercevoir la rosée gelée sur l’herbe que le soleil éclaire
bien. Wow, que c’est beau! Nous voila parti, 7h am, tout le monde est
enthousiaste, des « yé, yé! » se font entendre, on entreprend une belle
montée et les pulsations montent, c’est vraiment agréable, ces
moments-là. Un beau parcours tout le long et de bonnes sections assez
roulantes (des sections planches et de belles descentes), mon mal de
dents est lui aussi de la run. Moins intense lorsque je ne mange pas,
mais aussitôt que je grignote, j’ai des signaux. Mais ça en prend plus
que ça pour m arrêter de manger!

Rendu au ravito 2, la gang du 35 km sont là et attendent leur départ à
9 h. J’ai un 15 km de fait, yes! J’aperçois de bons amis qui
m’encouragent, ça se prend bien.

Note personnelle: Le balisage est vraiment super beau, un des plus beaux que j’ai vu, et c’est la clé du succès d’un parcours de trail running pour une organisation. Bravo gang de l’Ultra du bout du monde!

Vers le 38e kilomètre, nous courrons sur une section de plage vraiment
belle, le son unique de nos pas sur les galets de Grande-Grave ,le
quai avec son  odeur saline, le bruit de la vague, c’est bien ma
Gaspésie.

On doit se rendre virer au bout du monde vraiment, à Cap
Gaspé, une section que je trouve longue pour l’aller, car sommeil et
fatigue se font sentir. Pouvoir courir la tête accotée sur un
oreiller, ça serait bon! La vue est magnifique rendu là-bas, et au
dernier ravito, je me nourris à plein et prends 2 antibiotiques à
l’heure prévue et c’est reparti pour le dernier 6 km, un retour qui
passe très vite. Je vois l’arche d’arrivée, yeah! Une grande joie
m’envahit, même si j avais un peu douté de pouvoir faire cette course,
j’ai osé malgré les imprévus et ça augmente la valeur de l’estime de
soi. Je me sens bien physiquement grâce à cette poussée d’adrénaline.

Je reste à l’arrivée pour voir amis et autres coureurs franchir la
ligne et les féliciter voir leur joie. Un beau moment d’un événement
comme celui-là!

Le soir, je décide de repartir vers le Parc de la Gaspésie pour aller
dormir dans ma tente Huttopia rendu là-bas. Le lendemain matin, après
le petit déjeuner bien mérité au gîte du Mont-Albert, je
décide de faire le mont Ernest Laforce et le Lac des Américains avec
ses sommets enneigés.

Le ski s’en vient, yahoo!   Un retour en après-midi chez moi, mes muscles sont sensibles aux jambes et aux bras, et ma dent l’est encore aussi, mais au moins, ça dort
bien avec tout ça…

Une belle course de 50 km. 6 h 35,  2,400 m. d+ selon ma montre, et
pis un p’tit gars bien content!

Raid international Gaspésie: Une médaille d’or pour couronner l’été !

Me voilà rendu à ma troisième participation au Raid international Gaspésie, cette fois-ci au 300km, la distance que je voulais faire depuis la toute première édition. Je ne pouvais pas à ce moment-là pour des raisons de logistique, mais je peux maintenant vous dire accrochez-vous à vos désirs et ils deviendront des réalités!

J’ai des papillons dans le ventre, le mercredi après-midi. C’est l’enregistrement des équipes et je vois Dave, mon nouveau coéquipier, pour la première fois, et mes deux bons amis des Galopeuxtrem, Michel et Michaël

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 Je vois ceux qui sont là depuis les débuts, ceux de l’an passé, et les nouveaux. Quelle belle ambiance! La gang d’endurance est présente, et les sourires de tous sont contagieux.

Nous voilà le jeudi après-midi au phare de Carleton-sur-Mer. Tous les athlètes sont là, il y a aussi les jeunes du prologuq jeunesse, quel bonheur de les voir! Je n’hésite pas à les regarder aller et à lever mon pouce bien haut pour leur dire Bravo! Let’s go gang! Ils sont prêts, le départ est lancé et c’est tout un départ .

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On entend leurs pas sur le bord de la plage et leur respiration à un rythme élevé. Wow! C’est bien commencé. Un beau 20km, un super beau prologue et nous sommes satisfaits de notre parcours pour ce premier test.

Nous voilà le vendredi. Le premier vrai gros test: un 100km multi sports dans la nature. Jour 1 pour nous quatre. Les départs sont toujours aussi excitants et c’est du bon stress! On se complète bien, le travail d’équipe est formidable et nos transitions se passent très bien. Gaétan et Émile font un travail impressionnant comme équipe support. Depuis hier, j’ai la chance d’entendre une tonne de « Go Gaston go! » de la part des gens présents. Ça me réchauffe le coeur, en plus de tous les « Go les Galopeux! » qui résonnent à gauche et à droite. Merci à vous tous, c’est très énergisant! Lorsqu’on croise d’autres participants, que ce soit des 150 ou 300 km, je le regarde, je leur souris, et je m’empresse de lever le bras pour leur faire un high five. Let’s go! Quels beaux sourires j’ai en retour! Des journées et des moments inoubliables, une fierté bien évidente pour tous.

L’arrivée est visible, notre bonheur est à son maximum. Michaël est celui qui met l’effort de plus pour poinçonner notre carte d’équipe, un vrai bon gars souriant du matin au soir, un blagueur et un bon cascadeur. Avec Michel le navigateur et Dave le courageux , notre premier vrai test est réussi, nous sommes heureux.

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À la deuxième journée, au levé du jour, la question que bien des raiders se posent: j’ai tu mal à quelque part, moi? Pour ma part, non, une bonne affaire! Nous sommes en bivouac, toutes les équipes et l’organisation. C’est bien le fun, mais le linge n’a pas séché la nuit passée et il est un peu froid lorsqu’on l’enfile, mais pour des passionnés comme nous, le sourire demeure quand même! Le départ approche, Michaël nous rassemble tous en rond pour cri d’équipe. On ferme tous le poing, prêt, mais je me rends compte que je ne connais pas le slogan de l’équipe, ce que les gars semblent pourtant savoir. Et puis, tout d’un coup, ça sort: « Goooo Gaston! ». Le fou rire qui part! Ce sera d’ailleurs notre running gag tout au long du raid. C’est une journée comme les deux précédentes qui s’amorce, un parcours de haut niveau, départ en canot sur le lac, mais rendu au bout, un bouchon monstre de crée dans l’étroit passage dans la décharge du lac

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Le tout accompagné d’arbres, de boue et d’autres trucs aussi intéressants! La vraie jungleportage lac a la ferme ) mais tellement agréable pour les Galopeux! Pour la journée 2, ce sera donc mission accomplie. À l’arrivée, les amis nous attendent et nous encouragent à la pointe Taylor, enter mer et montagnes. Merci la vie!

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Jour 3! 80km, la dernière! Un départ en canot sur la baie à 5h, la noirceur et la mer nous bercent. La mer est basse, mais on est prêts à relever le défi. Courage! Tout le monde a la frontale allumée, c’est beau de se voir tous ensemble sur la baie et je me sens choyé de vivre un pareil moment.

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Le stress est là, c’est la dernière journée et notre but est de réaliser ce beau défi en franchissant la ligne d’arrivée encore une fois. Plein d’imprévus nous arrivent en cours de route, mais l’esprit d’équipe est à son plus fort. Entraide, respect, et go, Gaston, go! Merci la gang, vous mettez de la joie dans mon coeur, et j’en suis extrêmement reconnaissant! Et voilà l’arrivée! On l’aperçoit, au loin, amis et familles sont là, et on entend la charmante Stéphanie: « On accueille l’équipe 303 les GalopeuXtrem-LFG! » Frissons, joie, larmes, nous sommes fiers! Un feeling qui est presque impossible à mettre sur papier et à traduire avec des mots!

À toutes les équipes et participants, merci pour la belle aventure que nous avons tous partagée. Merci à tous les bénévoles pour votre contribution, sans vous, la collectivité n’aurait pas vu naître un tel événement. Vous avez tous été super, chapeau à vous! Merci à la Société de développement de mise en valeur de Carleton-sur-Mer, merci à Endurance Aventure d’avoir apporté ses belles grandes valeurs dans notre région.

Merci LFG construction, nos assistant Gaétan et Émile, André, les familles Bujold et Dumais, sans votre support, on n’aurait pas pu accomplir ce raid. Merci mes guerriers, les GalopeuXtrem 303, Michel Bujold, Michaël Dumais et Dave Demers.

Notre résultat final: catégorie 4 hommes 300km, première position. J’en suis très fier! Plein de beaux cadeaux, et une invitation à un raid en Uruguay en 2017…

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Cette médaille d’or, je la dédie à mon bon ami bénévole du raid 2014 et 2015. Elle est pour toi, mon Raynal « Snal » Savoie!

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Un voyage au bout de mon rêve

Le moment tant attendu est arrivé. Je me sent fébrile à la veille de ce départ vers ces grandes Darling, je vais enfin les voir, je vais y marcher, je vais y courir, un voyage en solitaire, une liberté totale que j’ai le goût de vivre. Ultrak46, je serai là bientôt.

Un voyage vacances  et une course en montagne dans un endroit qui me passionne à l’infini, être là 2 semaines avant ma course, question de calmer mon grand appétit de ces montagnes et pour mieux en profiter, et 1 semaine après ma course pour enfouir dans mon intérieur, au  plus profond de moi, cette belle Europe, marcher, regarder, courir, sentir… Wow, que c’est bon. Un grand moment de bonheur.

Me voilà rendu à Chamonix  2 semaines avant ma course. J’y passe la semaine, je fais 4 jours de montagne, du trek avec couché en refuge, c’est magnifique. J’ai fait du parapente avec un départ à 2000 m, c’est débile! Europe 2016 2074Le lundi, je quitte le refuge Torino en Italie, où j’ai dormi, par téléphérique, je descends à Courmayeur et de là, par les sentiers qui font le tour: France, Italie, Suisse, je marche avec mon sac 35 litres d’environ 15 kg vers Zermatt, des journées de 6 à 7h avec  pas mal de dénivelé d+ et d-.

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J’aime, je dors en refuge  en Italie et en Suisse à des altitudes de plus de 2000 m, des vues sur les glaciers s’offrent à moi, sous un soleil de béton, la vue est incroyable  et les belles montagnes avec de la neige au sommet me font penser au ski.  Des cols, des aiguilles de roches, elles sont toutes si impressionnantes à mes yeux, wow! (Probablement le mot le plus utilisé dans mon voyage!)

Rendu à Trient en Suisse le mercredi soir, je couche là en refuge et de là, le jeudi, je me rendrai par la route en véhicule (un peu de repos et bien hâte de fouler le sol de Zermatt) et le midi je suis rendue à Zermatt. J’ai un endroit pour coucher à 100 m. du départ de la course que j’ai réservé pour 3 soirs.

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J’aperçois un fanion qui indique la course. Boum boum boum, mon cœur est tout excité, sourire et bonheur! J’aurais le goût de danser, mais il y a trop de monde! Un peu de nuages cachent la bête , demain je serai tôt pour l’observer. Eh oui, le voila, le réel est bien là, je m’assis pour le contempler, mais je ne reste pas en place, je vais plus près en commençant a monter dans un sentier.

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Le vendredi après-midi, je vais chercher ma tocarde (plaque avec numéro de coureur et quelques petits cadeaux offerts  à l’endroit prévu. Je vois des coureurs partout, je suis dans le town trailrunning, merveilleux, quel beau sentiment.

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Samedi matin, j’arrive tôt sur le site et le grand jour est arrivé, le départ est à  7h30. Je vois tous ces mordus de la montagne et des joueurs de cor des alpes qui me donnent les frissons à les entendre. Dans tout mon corps, l’appel de la montagne est bien là,  j’en ai un peu les larmes aux yeux, quel bonheur, je suis sans mot.

La course, en gros, ce sera 46km, plus de 500 coureurs et 3600m de dénivelé. Puisque j’ai vu le profil du tracé, je sais que le Gornergrat, un 3100 m, sera selon moi mon plus gros défi. Dans le début, le pas de course à 1600m est assez rapide, mais je suis bien à l’aise, on monte rapidement vers un sommet dans un single track à plus de 2300m, on redescend une longue section aussitôt arrivés et à un moment, on se met à remonter à nouveau et là, je me rend compte que je suis dans ma section la plus difficile, vers les 2500m. Une longue filé de coureurs en avant et en arrière m’impressionne, il y a du monde à la messe, je me dis! L’altitude fait son effet sur mon corps même si je marche comme bien du monde: le cœur bat plus vite et les jambes sont lourdes. C’est  fascinant, cette sensation sur laquelle j’avais tant lu et dont j’avais entendu parler, là, je la vie, mais c’est difficile. À 3 reprises, je me dis en regardant vers le sommet « on arrive », mais non, il en reste encore. Je ne lâche pas. Finalement, enfin, le sommet est là  Yes! J’ai réussi, 14 km de faits, il en reste encore pas mal, mais la vue au sommet est magnifique, le Matterhorn pas loin, de beaux glaciers immenses, plein de gens qui nous encouragent, c’est gratifiant, leur sourire, alors je leur dis « Marci! », et j’entends « ah! tu es Canadien! »

Bref, une belle ambiance tout le long du trajet, je continue à bien gérer les longues descentes et montées, on rejoint les coureurs du 30 km, eux partis d’ailleurs et là, il y a du monde dans la trail, pas tous rapides, je devrai dépasser souvent si je ne veux pas finir trop tard. Tantôt je me régale en accélération et dépassements et en coupant certains croches très techniques dans les descentes que la pluie a travaillé. J’adore ces terrains, je me sens très à l’aise. Il y a des sections assez vertigineuses, mais je suis prudent. On me dépassait dans la montée du 3100m, car certains étaient mieux acclimatés que moi et plus jeunes.

Lors de la longue montée, mais passé cet endroit, il y en avait moins, ils étaient même rares. Je me suis bien hydraté aux 6 ravitos et tout le long de la course, et je le sens bien, j’ai de l’énergie car au dernier km, j’ai défendu ma position contre  4 autres coureurs plus jeunes qui accéléraient, wow! Ça été intense, on s’est serré la main à la fin avec le sourire, et quel accueil, des gens qui chantaient des chansons bien typiques à eux, des applaudissements, c’est fou l’ambiance à l’arrivée.

J’ai réussi mon rêve, un incroyable sentiment de réussite  qui se réalise dans un endroit merveilleux. On me remet ma médaille et un t-shirt de finisher de la célèbre course du Matterhorn ultrak46

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Wow, wow, wow,  là aussi j’en ai les larmes aux yeux, et ce moment que je partagerais avec mes 2 filles, Émilie et Marie-Hélène, que j’aimerais serrer dans mes bras dans ce moment présent.

Je m’en retournerai le lendemain (dimanche) vers Chamonix où le championnat du monde de trail commence le lundi. Toute une ambiance là aussi , je voulais vivre ce feeling avec tous ces passionnés et c’est fait.

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Je suis retourné en montagne le mardi  jusqu’à un sommet à 2500m  faire un trailrunning mollo et de belles rencontres aussi. Je repars heureux, je serais resté encore pour continuer d’explorer toutes ces belles montagnes, mais je reviendrai. Là, j’ai une autre course qui m’attend chez-nous au Gaspésia100  Je ferai un 45 km dans ma terre natale, une belle course dans un endroit merveilleux de mer et montagne.

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Vivre ses rêves, aller vers nos valeurs qui nous rendent heureux, voila l’important dans ma vie. Même si parfois on se trompe un peu, la montagne nous offre toujours quelque chose d’intéressant à vivre.

 parole Gaston Rébuffat

                         Gaston xx

100 km à 2 dans mon terrain de jeux

Le 25 juin dernier, je participais à un trail running, un 100km en équipe de 2 coureurs à relais, dans le parc de la Gaspésie, mon terrain de jeux! J’étais enthousiaste d’être présent pour la troisième édition, et fier d’avoir été là depuis le début.

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Jean-Marc sera le premier à partir le matin pour les sections 1 et 3, et moi pour les deux dernières, chacune faisant en moyenne 25km avec un dénivelé positif de 1300m. Je suis fébrile lorsque je vois le groupe partir  à 5h am et je me rends en camion au Lac Cascapédia d’où je prendrai le relais, un peu avant 10h. Me voilà parti pour ma section! Des paysages à couper le souffle m’attendent ( photos 18 , 35 ), et comme je connais bien cette partie, je décide de la gérer comme il se doit, en m’hydratant et en mangeant suffisamment. La chaleur est moins élevée que la dernière fois, ça s’annonce bien.

Dans une longue et belle descente, je cours parmi les racines et les nombreux obstacles. Je décide de manger: d’une main, je tiens mon sac à collation; de l’autre, je pige dans le sac. Je croise deux couples, et j’entends une personne dire « Et il mange en plus! » Je ris de bon coeur et leur réponds de passer une belle journée! Eh oui, je suis un mordu du trail running, il faut se le dire!

pic de l'aube 018

Un peu plus loin, j’attaque une bonne montée, un peu, comme on dirait, taillée comme des montagnes russes. J’amorce mon arrivée vers mon relais et j’en profite, avec la curiosité que vous me connaissez, pour regarder partout et ne rien manquer. C’est tout à mon désavantage: en regardant ailleurs, je ne vois pas bien un noeud d’arbre et me frappe le genou directement dessus. Une douleur assez intense! Je marche un peu pour évaluer la blessure, puis je repars pour tenter de geler la douleur et l’oublier un peu. Il me reste environ 6km à faire, et c’est à ce moment  que je commets ma deuxième erreur: j’arrête de me nourrir, et la nausée me prend à 500m du relais. Vous pouvez vous imaginer comment ça s’est terminé! Mon partner repart pour son deuxième tour, et je finis tant bien que mal à reprendre le dessus, mais pas sans que mon estomac ne m’aie dit sa façon de penser! Parfois, c’est l’alcool ou un virus qui nous rend malade, parfois, c’est le trail running! Comme on dit, ça fait partie de la game!

Je me déplace vers mon deuxième relais qui se trouve à être la dernière section. À ce moment, nous sommes 6e au total et 1er pour les équipes de deux avec une avance très confortable, mais voilà que je dois prendre une dure décision: mon genou ne va pas bien, et finir la course pourrait m’amener à me blesser beaucoup plus sérieusement. Je réfléchis. Je pars pour l’Europe dans un mois pour faire ma fameuse courser et visiter toutes ces belles montages.

Une décision difficile à annoncer à mon super partner Jean-Marc, mais c’est un gars avec une vision qui se rapproche énormément de la mienne, alors il me comprend tout de suite. Merci pour tes bons mots et ta compréhension!

Ma réfléxion me dit tantôt de continuer, tantôt de déclarer forfait. La douleur, le regret, le choix, l’équilibre…ouf!

Mais avoir le choix de sa propre route, et de sa liberté, dans la vie, c’est très important, et c’est ce qui m’amène à ma décision d’arrêter le tout pour cette fois-ci.

Le lendemain, j’ai décidé de rester tranquille et d’aider l’équipe médicale à l’arrivée des coureurs.

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J’ai reçu plein de Merci et de grands sourires et honnêtement, ça été mes tapes dans le dos!

Oui, j’ai fait le bon choix.

Bravo aux gagnants, merci à l’organisation de L’UTMA, un super week end! En fin de soirée je suis allé pour un cool down dans un de mes coups de coeur du parc. Silence, décor qui n’a pas de prix, et peut-être même quelques amis à quatre pattes…

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Donnez et vous recevrez, c’est bel et bien mon karma!

La vie nous trace toutes sortes de sentiers, qui sont parfois durs. Il ne faut jamais abandonner. Mon dernier mois de course, d’implication et de participation aura été au-delà de mes attentes. Un mois enrichissant autant personnellement que collectivement. Partir en « trail running » tôt le matin, dans le silence, c’est mon dada. Les beaux paysages colorés, qui laissent voir ce que la nuit a préparé, une belle teinte de levé du jour, une brume toute blanche, une odeur de montagne avec les nouveaux bourgeons, et les fleurs qui me font fermer les yeux et prendre une grande inspiration…wow. Merci la vie.

004 10Ces odeurs que je connais bien ravivent ma mémoire. Le meilleur parfum qui soit, énergisant…de la dopamine gratuite!

Woo hoo! Me voilà en contact avec les animaux. Je me sens comme eux, une bête sauvage qui court sans trop penser jusqu’où j’irai vivre le présent. La verdure est resplendissante, jolie, et surtout depuis que j’ai ramassé toutes les cannettes et les bouteilles

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 qui trainaient sur mon parcours. Je remettrai l’argent qu’elles rapporteront à la Société canadienne du cancer. J’en ai remis 3 gros sacs l’an passé, avec ma contribution 7 !001 (1)

Les pics bois jouent du tam-tam sur les arbres, ça me fait rêvasser. Je repense à mon dernier mois valorisant sur le plan personnel, mais aussi social. Le premier souvenir qui me vient à l’esprit est au gala des prix ExcÉlan, où j’ai reçu un prix méritas de la ville de Carleton-sur-Mer

des mains de l’athlète olympique Mme Sylvie Bernier. Un beau feeling de la rencontrer, elle que j’ai suivie tout au long de son parcours olympique jusqu’à sa médaille d’or. Une journée qui a bien débuté: j’ai aussi été nommé ambassadeur pour le G100 à Gaspé.

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Mon implication dans https://courirpourlavie.ca/ aussi est motivante et j’ai acheté mon billet pour Zermatt et l’Ultrack. . L’hébergement est réservé, tout comme la course. Un beau voyage en solo qui m’excite!

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Ma première course de la saison, le 25 juin, sera au Mont Albert à l’Ultra 100km en équipe de 2 avec mon bon ami Jean-Marc.  Je pense à être bien préparé, une course n’est jamais finie tant que l’on n’a pas fait notre dernier pas. Ce sera un bel aller-retour dans ma Gaspésie sauvage. Mon but est de m’amuser, de voir tous ces tripeux de nature et d’admirer les paysages et tout ce que l’on peut voir encore au sol…incluant la neige!015

Un retour vers mon camp de base avec un sourire bien accroché, je repense à ces 31, 46, 53 et 58 km , ses sorties en vélo de montagne, en fatbike, le tennis, le roller blade, les sorties en baleinière, le trek, être dehors, bouger…

C’est bel et bien mon karma!

            Gaston

 

Un dernier clin d’œil à l’hiver

Je suis encore couché, et il est très tôt. J’aperçois à travers le châssis de ma chambre un quartier de lune, dans un beau ciel à fond bleu, ca me parle beaucoup de plein air. On annonce un beau 12 degrés avec du soleil, j’ai déjà hâte d’y être!

Je suis encore couché, mais l’ivresse de la montagne me prend de plus en plus fort. Allez hop! debout, et direction la machine à expresso pour un double latté avec ma touche personnelle.

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On met le AC/DC à fond, car le retour, avec la neige réchauffée par le soleil, sera propice aux défis. Et pourquoi pas un peu de danse, question de réchauffer les muscles? Un bon bagel beurre d’arachides-bananes et voilà!

Au premier pas dehors, je prend une grande inspiration de cette grande richesse d’air pur. Bonheur! Vite, je veux aller voir cette vue au sommet! J’ai évidemment une pensée pour Snal lorsque je passe où j’avais défoncé la neige lors de cette mémorable randonnée et cela me fait sourire. Je fais comme à l’habitude et je passe par tous les observatoires pour admirer la baie, et mon imagination est partie! Je repense à ma saison qui s’en vient et qui va débuter par un ultra trail de 100km en équipe de deux et à relais le 25 juin dans le Parc de la Gaspésie. 047Ensuite viendra la Traversée de la Baie-des-Chaleurs le 9 juillet en baleinière (1 avironneur et 4 rameurs) pour une course de 3h très intense. Le 20 Août, ce sera ma première course internationale de 46km à l’Ultraks du Matter Horn en Suisse. J’ai des papillons dans le ventre juste à y penser,le 27 Août le Gaspésia25 ,trailrunning à mon retour, je participe au Raid international Gaspésie pour la troisième fois, mais cette année au 300km, du 8 au 11 septembre.

Je serai avec mes 3 coéquipiers les Galopeuxtrèmes . Bref, une très belle saison qui se prépare !

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(Crédit: Photo MagBag)

À force de courir, me voilà donc rendu à l’endroit où j’ai tourné la dernière fois et, à mon grand étonnement, je suis réglé à la seconde près.

Arrivé au sommet, je remarque une foule d’oiseaux autour de moi. Il y en a de toutes les sortes, et les pic-bois semblent s’en donner à coeur joie. On dirait un band! Ça me fait sourire. N’ayant plus d’eau, je décide de continuer 1.5km plus loin pour aller remplir mes deux bouteilles dans un ruisseau. L’heure du midi approche et le soleil a fait son travail: la neige défonce par endroits.

Une patte de lapin sur mon chemin me portera chance pour terminer cette belle randonnée. Ça passe toujours trop vite, et me voilà rendu déjà chez moi au bord de la baie, qui est magnifique, et où j’ai observé la beauté de la vie ce matin.

Un beau 46km, avec 1555 m de dénivelé positif. Demain, je ferai quoi? Du vélo de montagne ?  du fatbike sur la plage ? à suivre…

Salut, mon Raynald! 

Un beau soleil et un beau vent s’en donne à cœur joie sur la Baie-des-Chaleurs, c’est joli, vu de ma cuisine. Une étincelle se fait. La neige est encore en très bonne quantité au sol et gelée, dur comme béton. Ayant couru  un 11 km la veille, je suis entre deux choix: le Fatbike ou le trail running. Mon choix  de pleine liberté l’emporte pour un 15 km environ et je reviens et je me dit allez! une petite sortie en fatbike.

Je part vers 8h, le cocktail météo et condition au sol sont parfaits, quelques chevreuils toujours aussi surpris de me voir sont au rendez-vous, et doivent se dire tiens! encore le coureur!

Je suis au sommet en un rien de temps, je pense à un bon ami décédé récemment.

Étant paramédic , je l’ai transporté en lui offrant les meilleurs soins possible, mais la vie en a décidé autrement.

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On avait besoin d’un bon gars là haut, un bénévole hors pair, généreux sans limite, blagueur, un gars de montagne comme moi, un vrai passionné. Je crois beaucoup en la spiritualité autochtone et, par hasard, je m’arrête pour serrer un lacet, je lui dis « Viens courir avec moi, je t’emmène voir mes beaux paysages! » et je repars à courir en même temps. Je m’enfonce dans la neige, deux pas et je tombe. Je réfléchis, je ris un peu et je lui dis « excuse-moi, accompagne-moi, on part pour un 42 km, voir mes 3 sommets! ». Il n’en fallait pas plus et c’est parti encore. Passer du temps en montagne, c’est magique. Je vérifie mes vivres: 1 barre tendre et la moitié d’un petit sac de fruits séchés, 2 petites bouteilles d’eau et 2 jujubes passés date. Avec ma spirutualité  et un bon partner, je vais y arriver.

Le silence de la montagne me laisse entendre le bruit de mes pas sur la neige et les vents qui soufflent fort sur les arbres, c’est merveilleux, hein mon Snal?

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C’est le surnom que je lui donnais et lui m’appelait Ston, avec un sourire. Nos nombreux croisements en montagne vont me manquer, mon ami. Nos blagues improvisées, nos sourires échangés et nos passions partagées, de beaux moments d’une vie. Je me souviens très bien de tes encouragements au Raid international. Tu vas manquer à l’organisation, aux athlètes et aux autres bénévoles, ça c’est sûr.

Le temps passe vite et me voilà rendu à 21.48 km , plus au nord de chez moi, au troisième sommet où poussent les grands arbres blancs

Il y a moins d’arbres, plus de vent, et ma casquette  part toujours au vent. Je suis exposé au facteur éolien et c’est pas chaud! Je repars donc vers le sud.

Ça va être plus rapide pour retourner puisque je suis au point le plus haut, les paysages sont magnifiques.

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Je remet ma casquette tout en courant et hop!  elle se soulève à un bon 4 mètres au dessus de moi. Je ris et je dis « Snal! Ma casquette! Faut que je rentre, mes vivres que tu m’as aidé à rationner à merveille ont été efficaces, mais arrivent à sec! ».

J’arrive tout près de chez moi, ma dernière descente, et je repense à ce merveilleux 43 km passé en intimité avec mon ami légendaire, que je viens de faire en 5h30. Je ne sens pas de douleur physique, je suis affamé, oui, mais bien.

Ma plus belle course 100% sur neige en montagne avec mon ami qui m’a accompagné et réconforté de son départ. Tu seras dans mes pensées, Snal, à mes prochaines sorties. Je me souviendrai aussi de ce fameux matin où je t’ai transporté au centre hospitalier, je suis allé te voir avant de repartir pour un autre appel pour voir comment tu allais, je t’ai souri et envoyé un signe de paix avec mes doigts.

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Malgré ton état, tu m’as répondu de la même façon. Tu étais un grand.

Câlin, mon Raynald (Snal)!

 Mes sympathies à Jérome et à toute la famille Savoie

Gaston